Des personnes parmi les plus vulnérables de la population canadienne – chômeurs, personnes âgées, immigrants et réfugiés – sont prises en otage par le régime fédéral actuel. Ce sont des laissés-pour-compte.

Les coupures budgétaires aveugles dans les ressources humaines de Service Canada, de Citoyenneté et Immigration Canada et de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié, jumelées à des restructurations inefficaces et partisanes, entraînent une baisse marquée de la prestation de service et des délais inadmissibles dans le règlement des dossiers. Les employés de ces ministères sont aussi pris en otages, car ils doivent absorber les insatisfactions intenses et justifiées de leurs clientèles même s’ils travaillent à plein régime. Cette situation est intolérable pour tous et doit être rectifiée rapidement. C’est une question de justice sociale élémentaire et de gestion des priorités.

Les noms sont fictifs, mais les cas sont basés sur des faits vécus.

  • Marlène,
    mère monoparentale, 29 ans, Joliette

    Marlène a un arrêt de paiement depuis six
    semaines à son dossier car son revenu applicable
    avait été augmenté de quelques dollars par mois. Elle a dû retirer 3 000 $ de ses REER afin de
    pourvoir à ses obligations en attendant le
    règlement de son dossier. Elle peine à régler
    ses comptes. Le stress est invivable, et ses
    deux garçons le ressentent.

  • Rosaire, retraité,
    65 ans, Rimouski

    Il désire faire sa demande de pension de la
    vieillesse. Depuis plus d'une semaine il tente de joindre un fonctionnaire dans un centre d'appels, en vain, car il est impossible d'obtenir la ligne. Il a dû contacter son député pour avoir de l'information. C'est malheureusement le seul moyen qu'il a d'obtenir des réponses à ses questions. Il ne voit pas le jour où il recevra son premier chèque, mais il en a terriblement besoin.

  • Nada, 26 ans, conjointe et mère, Algérie

    Elle vient de donner naissance à son enfant à l'extérieur du Canada. Elle doit attendre la carte de citoyenneté de l'enfant pour obtenir le passeport de celui-ci et rentrer vivre avec lui et toute sa famille au Canada. On lui mentionne que le traitement de sa demande prendra un minimum de 305 jours.

  • Dévi, mère monoparentale,
    32 ans, Longueuil

    Faute de personnel pour traiter sa demande,
    il a fallu 3 ans à Dévi, persécutée dans son pays d'origine, pour obtenir le statut de réfugiée.

Êtes-vous

un laissé-pour-compte?

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